BSV au tableau d'honneur de l'école...

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Coupure de presse relatant l'évènement (à gauche notre Ami et très regretté Gérard DIORE).

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Monsieur Patrick BIHAN, directeur de l'Ecole des Pêches des Sables-d'Olonne à reçu la section BSV avant les départs en vacances en remerciement pour sa participation au financement de son simulateur de navigation.
A l'unanimité, la Section avait souhaité participer à l'acquisition d'un matériel mieux adapté afin que les futurs marins, futurs patrons embarqués à la pêche, puissent avoir de meilleurs amers à l'aube de leur vie professionnelle.

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Quelques membres studieux du bureau BSV (à droite le Président LOREAU)


C'est dans une salle de cours dont l'odeur des souvenirs persiste pour certains, que Monsieur BIHAN nous a placé devant les écrans... RADAR, ARPA, pupitre passerelle... en situations diverses de navigation à la mer par le biais de l'informatique embarquée dans cette école donnant sur le port des Sables.
Un bel outil de simulations avec des conditions Météo diurne, de nuit, sur des types de navires différents, des lieux de navigation divers... sans oublier les traversiers dans les DST pour affiner les connaissances du RIPAM.

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Mr Patrick BIHAN (premier plan) devant le simulateur

En quelques instants derrière les écrans, nous sommes passés d'un temps "de curé" à des creux qui auraient pu titiller nos estomacs si nous ne nous étions pas rappatriés vers le "Pot de l'Amitié" qui nous fut ensuite offert et au cours duquel la médaille de Chevalier du Mérite Maritime fut remise à Monsieur BARRETEAU par le directeur départemental des Affaires Maritimes, Jacques LE-BREVELEC.

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Nouvelle écrite par Daniel Marié le 14 Juillet 2009


DECORATION LEGION D'HONNEUR de Mr Philippe DANIEL

Notre Ami, Le CF de réserve Philippe DANIEL, a été promu Chevalier de la Légion D' Honneur,à titre Militaire, ce Vendredi 19 juin 2009, à l'hôtel particulier de la COMAR de Nantes.
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En préambule l'Amiral Alain BELLOT 1er Vice-Président de la Légion d'Honneur de Loire Atlantique présente la Légion d'Honneur aux assistants

Le CV Jean Michel VOLETTE,Commandant de la Marine de Nantes et St Nazaire, lui a donc remis sa croix de Chevalier de la Légion d' Honneur,en présence de nombreuses autorités Militaires et Civiles notamment le Capitaine de Vaisseau J. BAUDRILLARD, Président National de L'ACORAM.
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Le Capitaine de Vaisseau Jean Michel VOLETTE remet la Légion d'Honneur au Commandant Philippe DANIEL
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Le Commandant DANIEL très ému fait un très émouvant discours


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Une belle brochette d'Officiers entourait notre ami récipiendaire

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Le Commandant Philippe DANIEL entouré de ses 5 filles radieuses


Notre Ami est né à Vannes en 1934, il commence son premier embarquement à la CGAM,( filiale de la Transat) sur le St FEREOL comme pilotin .
Après plusieurs embarquements notamment aux Chargeurs Réunis, il devient Capitaine au Long Cours en 1964, fait son service militaire et promu enseigne de vaisseau de 1 ere Classe en 1965.Après dix ans de navigation, afin de se rapprocher de sa famille, il quitte donc la Marine Marchande.

Il connait alors une carrière dans le civil liée à la Marine,aux Etablissements Trouvay Cauvin spécialisée dans la fourniture de produits métallurgiques pour la Marine.
En 1967,il prend donc la direction Régionale de cette entreprise à Nantes,puis nommé Directeur du Grand Ouest en 1994, poste qu' il occupe jusqu'à la fin de sa carrière.
Aux cours de ces années, trés motivé par la Marine, il tisse des relations très fortes avec les principaux responsables des Chantiers, et Arsenaux.Il étudie l'évolution des matériaux composant les circuits des fluides généraux des navires. Ces études aboutiront à des choix de spécifications retenues notamment dans le cadre des constructions du Porte Avions nucléaire, des frégates, et du programme " Lafayette".
Après son service militaire il garde des relations fortes avec la Marine Nationale, par la réserve, et de nombreuses périodes embarquées.
Il devient instructeur,au centre de formation militaire, puis chef de centre de la Préparation militaire Marine de Nantes.
En mai 1985,il est désigné par l'Etat Major de la Marine pour commander un détachement de plusieurs centres de préparation Militaire Marine et défile le 14 juillet sur les Champs Elysées.
En adhérant à Nantes Marine Tradition, il est élu Vice-Président en 2002 et Président en 2005,il a beaucoup contribué à la superbe restauration du Musée Naval qu'est le" Maillé Brézé" de nos jours.

Notre ami,est membre fondateur de la Fédération Maritime de Nantes,promu Capitaine de Frégate en 1987,Chevalier du Mérite Maritime en 1995, Officier de l' Ordre National du Mérite en 1996, il est le vice Président National de L'ACORAM,et Président du " Souvenir Français" Comité de Nantes.

Nouvelle écrite par Jean Loreau le 26 Juin 2009


REMISE DE MEDAILLE

Aux Sables d'Olonne fin mai, le bureau de BSV s'est réuni à l'Ecole des Pêches pour honnorer Monsieur BARRETEAU.

Mr BARRETEAU né en 1941 à YEU, embarque à la pêche en 1954.
A l' âge de 13 ans et 4 Mois en 1957 il est victime d'un naufrage sur son Thonier,la "Jean Marie Claude" par explosion dans la salle des Machines.
Il repartira 2 mois après puis fera ensuite son service militaire durant 18 mois.
Il réembarquera quelques temps à la Pêche avant de naviguer au Cabotage pour être au plus près de son épouse gravement malade.
Monsieur BARRETEAU est alors victime d'un grave accident qui l' immobilisera 5 mois.

Son épouse décédée entre temps, c'est de nouveau à la pêche qu'il se dirigera. Dans une mer déchainée sur le Thonier "Dragon" il sauve l'équipage d'un autre Thonier, le "Notre Dame de Sauvignat" en perdition au large de la côte "Ouest Irlande" qui s'était retourné dans la tempête.
Il sera décoré de la médaille d' argent de sauvetage, pour cette action de courage.

Navigant jusqu'en 1993 il est victime d'un nouvel accident grave qui l'immobilise à nouveau presque 6 mois. Il fera alors prévaloir sa demande de
retraite à l'âge de 53 ans en 1994.

Mr BARRETEAU est titulaire de la Médaille d'Honneur des Marins en 2000, de la Croix de Chevalier du Mérite Maritime en 2008.
IL aura navigué 39 ans avant de prendre une retraite bien méritée.

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C'est Monsieur l'Administrateur de Première Classe LE BREVELEC qui le décore en ce jour de mai.

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Nouvelle écrite par Daniel Marié le 24 Juin 2009


Une visite chez les Fusiliers-Marins de LORIENT

Le 10 Juin dernier, répondant à l'invitation du Capitaine de Frégate Patrick STAMPA, Membre de notre Section de Bretagne-Sud et Vendée du Mérite Maritime, Commandant en Second de la Base des Fusiliers Marins et Commandos Marine, nous avons visité de fonds en combles cette grande et importante base située à LANESTER commune limitrophe de LORIENT, son vis-à-vis, dont elle n'est séparée que par la rivière SCORFF.


Dès le passage devant l'aubette de contrôle, tout respire le sérieux, la propreté et l'ordre. C'est assez normal chez les « Sakhos » (surnom des fusiliers dans la marine) qui ont aussi pour mission de faire respecter l'ordre à bord de tous les bâtiments de la Royale. Bien entendu il faut montrer patte blanche pour pénétrer dans ce qu'on appelle aussi dans la marine « la Mecque du fusil ». Heureusement le Commandant STAMPA nous attendait. Nous avons eu ainsi les honneurs d'un salut militaire.


Sur la Place d'Armes où flotte bien haut le pavillon, on devine aisément que doivent s'y dérouler d'impeccables prises d'armes. Tout près du mat, on est accueilli par « Jean Louis », la statue en bronze d'un redoutable fusilier accroupi, aux aguets, un genou à terre, archétype du fusilier de la Brigade de l'Amiral RONARC'H.

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Robert LARROSE devant la statue du Fusilier


Si la statue de ce « Jean Louis » pouvait parler, elle raconterait toute l'épopée des fusiliers. A l'origine elle trônait sur la place d'armes de la caserne FRANCIS GARNIER à SAÏGON. Suite aux vicissitudes que l'on connaît, on l'a transportée au Centre SIROCO situé sur l'autre pointe de la Baie d'Alger et devenu pour un temps l'École des Fusiliers. J'y ai vu de belles prises d'armes et même celle du 14 Juillet 1959. Grande voyageuse, elle est maintenant comme l'École des Fusiliers rendue en Bretagne. Des plaisantins disent que si la Bretagne, à Dieu ne plaise, obtenait un jour lointain son indépendance, le prochain voyage de « Jean Louis » serait vers ALÉSIA au pays de Vercingétorix.


D'autres que des fusiliers peuvent ignorer qu'en se sacrifiant au prix de pertes très importantes, les Fusiliers Marins de la Brigade RONARC'H ont stoppé l'avance Allemande à DIXMUDE et sur l'YSER en fin 1914. On leur avait demandé de résister à tous prix 4 jours. Épuisés, décimés ils ont tenu 4 longues semaines face à des troupes bien supérieures en nombre.
Lorsque montant l'Escaut vers le port d'ANVERS ont dit à un pilote Belge qu'on a servi dans les Fusiliers-Marins Français il vous regarde ensuite avec considération et respect, quasi étonné qu'un fusilier marin ait une apparence humaine normale, tellement ils sont mythiques en Belgique. Eux n'ont pas oublié que grâce aux Fusiliers Français la Belgique n'a pas été totalement envahie pendant la guerre de 14-18.
A cette occasion les Fusiliers Marins ont gagné leur légendaire renommée et leur Drapeau, devenu aujourd'hui le 3ème Drapeau le plus décoré de France.


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Drapeau des Fusiliers-Marins


Quand aux marins dont beaucoup provenaient de la Marine Marchande ou de la Pêche, les Allemands les surnommaient «les demoiselles en pompon rouge» allusion à leur jeunesse, ils ont rapidement sû se faire respecter et craindre.

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Vitrine consacrée à l'Amiral RONARC'H et à la guerre de 14


L'Amiral RONARC'H leur chef devait probablement conduire sa famille comme il conduisait ses fusiliers, qu'il appelait ses enfants, paternel mais ferme. On doit signaler que dans quelques jours, le 19 Juin, on va célébrer à SAINT NAZAIRE, l'anniversaire de l'héroïque évasion en Juin 1940 du Cuirassé JEAN BART. Il y a un lien avec les fusiliers.
Le cuirassé était bien loin d'être terminé, pourtant sans avoir fait aucun essai préalable, il a appareillé de sa cale de construction dans la nuit du 18 au 19 Juin. Le dragage de la sortie n'était pas achevé, le cuirassé s'échoue deux fois dans l'étroite goulette de sortie de cale sèche, la marée baisse déjà, ils déballastent l'eau de lestage et rejettent du fuel, les chaudières disjonctent, on oriente le gouvernail par la manoeuvre de secours à bras, ils sont atteints en pleine manoeuvre et à 2 reprises par les bombes des Stukas, finalement il échappe au nez et à la barbe des Allemands qui n'ont manqué sa capture que de 3 ou 4 heures. Les panzers sont arrivés au matin, penauds au bord de la cale sèche vide, le grand oiseau de mer s'était envolé. Le Commandant du JEAN BART qui a magistralement dirigé cette manœuvre sur le fil du rasoir était le propre fils de l'Amiral RONARC'H. Quelle trempe cette famille dont le fils, digne descendant, est lui aussi devenu Amiral !


La première halte de la visite nous a conduit dans une annexe proche du musée des fusiliers où se réunissent tous les Mercredis des «grands anciens» retraités qui s'y retrouvent et s'occupent de la gestion de ce musée. L'accueil offert à un nouveau venu, grand ancien lui aussi, a été extrêmement chaleureux, exactement comme si on s'était perdu de vue depuis longtemps alors qu'en fait on se découvrait. D'un coup on ressentait et on retrouvait la cohésion qui existait dans notre lointaine jeunesse au moment où dans l'action chacun savait qu'il pouvait compter sur les autres.


Puis c'était l'impressionnante visite du musée des fusiliers, bien ordonnancé, chaque salle décrivant une époque précise et les combats auxquels les fusiliers participaient. Beaucoup de photos, des documents originaux, des armes datant de l'époque en question, des cartes d'état major montrant le terrain de combat, les positions des uns et des autres. C'est extrêmement bien réalisé. Ce musée est si bien garni de toutes ces pièces attrayantes qu'on ne peut pas penser le visiter rapidement sans laisser l'essentiel derrière soi.

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La salle Second Empire des fusiliers

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Une partie de la salle 14-18 du Musée

J'ai vu les grandes figures des fusiliers et commandos, ceux qui étaient à BIR HAKEIM en Afrique, à PARIS ou en Alsace avec le Général LECLERC. Ceux qui ont débarqué sur la plage de OUISTREHAM, les seuls français à courir sur le sol français à l'aube du 6 Juin 1944. Depuis le Second Empire chacune des périodes où ils se sont distingués est représentée. Cela jusqu'aux actions actuelles des Commandos Marine qui traquent les trafiquants de drogue et les pirates de la Corne d'Afrique.


Les photos sont pour la plupart inédites. On revit la liesse de la Libération. Les gens libérés accueillant ébahis dans les rues de PARIS des marins en casquette ou en pompon rouge sur les blindés de la 2ème DB. Les Alsaciennes en costume et coiffes traditionnelles embrassant à qui mieux mieux les marins. Il est vrai qu'elles pouvaient les remercier d'avoir accompli jusqu'au bout le Serment de KOUFRA mais surtout aussi parce que le Général LECLERC avait refusé d'exécuter un ordre formel de repli stratégique qui aurait livré l'ALSACE et STRASBOURG à une contre attaque Allemande et à d'inévitables et terribles représailles.


On remarque plusieurs photos jaunies de Jean GABIN avec sa casquette de Second Maitre de la Marine. Cette fois il ne joue pas un film, mais s'occupe avec sérieux de son char et il n'a pas l'air de badiner avec son équipage. Il y a aussi une photo d'Alain DELON en Indochine, encore bien jeune mais déjà photogénique.

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Jean GABIN au milieu de son équipage en Alsace

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Dans la Compagnie de Protection de SAÏGON, Alain DELON au milieu de ses camarades

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Carte et photos des postes de la DBFM

Je suis resté bien naturellement plus longtemps dans la salle qui traite de l'Algérie puisque c'était ma période. J'ai retrouvé des photos de mes 3 postes TIZZA, LES PERDREAUX et PORT SAY, tous les 3 en première ligne sur la frontière Marocaine. C'était hier. Sur les clichés j'ai reconnu quelques personnages ou des collègues. Une planche, m'a parue la plus émouvante. On y trouve des plaques de cuivre gravées au nom de chacun de ceux qui y ont perdu la vie. J'ai ainsi retrouvé avec émotion plusieurs noms dont ceux de deux officiers de ma Compagnie Maritime les CHARGEURS REUNIS que je connaissais très bien.

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Emotion devant la plaque d'un camarade des CHARGEURS

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Robert LARROSE reconnait l'EV2 FRANCOIS son ancien camarade de cours

Après un repas convivial le Commandant STAMPA nous a fait visiter l'ensemble de la Base commençant comme il se doit par le redouté parcours Commandos, situé dans un endroit de verdure touffue comme une jungle et peuplée, à défaut d'éléphants ou de tigres, d'une quantité pharamineuse de paisibles lapins qui jamais chassés, croissent, se multiplient, bondissent et détalent dans tous les sens. Le parcours n'a pas beaucoup varié depuis ses origines copiées chez les commandos Anglais. Il est donc resté extrêmement sélectif.

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Un des nombreux obstacles du parcours combattant

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Un des obstacles les plus durs. Robert LARROSE en reste songeur


Ensuite nous sommes arrivés aux 2 immenses citernes circulaires d'une quarantaine de mètres de diamètre, 15 mètres de profondeur, sans toit, autrefois utilisées pour le stockage de combustible. L'une sert de complément nautique au parcours du combattant en incluant des sauts dans l'eau, de la plongée profonde, de la natation. Le tout suffisamment dosé pour que chacun s'efforce de donner le meilleur de lui-même.

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La fosse où les espoirs de nombreux fusiliers aspirant à devenir commandos sont tombés à l'eau


La 2ème citerne, tout aussi profonde mais asséchée sert à donner un esprit de corps aux jeunes fusiliers définitivement admis à passer après les si nombreuses épreuves d'endurance sélectives dans la prestigieuse unité des "happy few" Commandos. Ils restent une ou deux journées à macérer entre eux dans ce qui serait un cul de basse fosse s'il n'était à ciel ouvert. Cela doit probablement calmer l'enthousiasme de leur réussite qui s'extérioriserait peut être un peu trop et sans s'en rendre compte, comme une coulée de fonte provient de la fusion de plusieurs minéraux, ils s'amalgament dans ce creuset et deviennent peu à peu une famille.

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La fosse de cohésion. On y voit la trace du dernier feu de bivouac


Nous avons poursuivi la visite par le stand de tir. Mais peut on appeler cela un stand ? C'est aussi grand qu'un immense hangar d'aviation en béton, fermé, couvert, long de 200 mètres. C'est probablement le complexe de tir le plus sophistiqué de France. On tire avec toutes les armes, les conditions de tirs de nuit sont reproduites, les impacts sont contrôlés avec des moyens vidéos. Les cibles mouvantes, changent selon la décision des moniteurs. En effet il faut dans la seconde discerner la dangerosité de la cible et ne pas confondre celui qui tient une bouteille de coca avec celui qui dissimule une grenade. Dans les situations actuelles des troupes spéciales confrontées à des combattants mélangés avec des civils ou qui s'en servent comme d'un bouclier humain. Il faut tirer vite avec précision et éviter les bavures. C'est-à-dire à peu près vouloir résoudre la quadrature du cercle.

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Le pas de tir de 200 m

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Les écrans de contrôle des résultats

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Le Commandant STAMPA montrant les différentes possibilités de variations des cibles


En poursuivant notre tour nous avons visité le hangar de l'équipement, sacs de combats personnalisés et atelier de pliage des parachutes. Tout aussi impeccablement rangé. Les sacs sont personnalisés à la demande pour les gauchers, les droitiers, les modifications de ceux qui ont une idée personnelle qui semble plus pratique ou plus efficace. Si c'est une bonne idée ce modèle est étendu, si bien qu'il y a une constante amélioration de l'équipement. Cela met les Commandos Marine à la pointe des forces spéciales françaises. Les autres unités n'ont pas ce service à la carte ou l'initiative est peut être même interdite chez eux, l'uniformité faisant Loi.

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Atelier des sacs d'équipement et pliage des parachutes


Nous avons terminé notre parcours par l'atelier des bateaux d'assaut. Nous les voyons parfois à la télévision lors d'interventions pour réduire des trafiquants de drogue et de plus en plus les pirates de la corne d'Afrique. Cet atelier vérifie tous ces bateaux par un planning régulier d'entretien comme sait le faire la marine lors des carénages d'entretien de la flotte. Nous avons eu la chance de voir 4 de ces bateaux d'assaut semi-rigides, équipés de 2 moteurs de 200 CV chaque. L'équipement électronique installé, radar, GPS, sondeur, radios, est du dernier cri et sans cesse vérifié. Là aussi, le hangar est net, rangé, propre comme une salle d'opération chirurgicale.

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Le Commandant STAMPA et Robert LARROSE devant les bateaux d'assaut

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Les bateaux d'assaut et leurs impressionants moteur YAMAHA de 200 CV



Tous les hangars de service visités donnaient la même impression d'ordre, de discipline et d'efficacité. Tout est bien rôdé, huilé, les hommes comme les matériels. On se rend compte que si un ordre soudain d'intervention survenait, il ne faudrait pas longtemps pour tout mettre en branle-bas de combat.

C'est donc sur ce sentiment d'efficacité que nous avons quitté la base, fortement impressionnés et non sans remercier le Commandant STAMPA de son accueil et de sa disponibilité. Probablement y avait-il aussi une nostalgie de la jeunesse, au temps où c'était nous qui allions au pas de tir, faire le parcours du combattant ou effectuer des marches forcées sur un terrain pelé sous le cagnard du soleil d'Algérie où des opérations dans des djebels pentus, couverts de forêts où on ne voyait goutte et puisqu'il est question de gouttes avec des gourdes si rapidement vides qu'on les pensait poreuses.


Robert LARROSE, Capitaine au Long Cours, Officier de Fusiliers-Marins

Photos Olivier LE GALL



Nouvelle écrite par Robert Larrose le 17 Juin 2009



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